Samedi 29 octobre 2016 Pasighat Arunachal Pradesh India

par Daniel KIRCHER  -  30 Octobre 2016, 14:23

Je n'ai pas très bien dormi, et Ana n'est pas rentrée de la nuit...

J'ai hâte maintenant de quitter cet endroit, et de m'éloigner de cette situation que je ne maîtrise pas...
Je me fais peut être des idées, je ne sais pas, ou je ne sais plus...

À 3h50 je prends mes affaires, et descends à la réception de l'hôtel qui est plongée dans le noir, la grille d'entrée fermée par un cadenas. (Ce que cela peut être pénible ces départs très tôt le matin...)
J'appelle et cherche partout un gardien, je ne le trouve pas. Je monte dans les étages, redescends au rez-de-chaussée... 
Rien.

Subitement, je me dis que je vais faire marcher l'ascenseur, et que si un gardien est là, il va peut être réagir....
Bingo....; Un gars sort tout endormi d'un coin que je n'avais pas repéré...
Ouf,.... 
Il m'ouvre la grille extérieure de l'hôtel...
(J'avais un peu peur qu'il m'oblige à payer le reste du prix de la chambre à la place d'Ana.)

Mais quel bordel...!!!!
J'espère simplement qu'il ne lui ait rien arrivé de grave....

Je me dirige vers la station des sumos: prochaine étape,  Dibrugarh.
(J'ai vraiment l'impression de fuir, de m'échapper...
Et ce n'est pas très agréable.) 

J'ai un curieux Sumo ce matin; il ressemble étrangement à un traffic Renault, mais j'ai vérifié,  c'est bien un tata. les indiens ont complètement copié le traffic.

La route est cette fois plutôt agréable....Je veux dire pas cabossée. ce qui permet au chauffeur de monter à 110 km/h quand il veut.

L'Inde s'est mise au goût du jour de la France.....

Des ronds point; très peu...

Mais des gendarmes couchés autant qu'on en veut....

Franchement ici à 110 km/h, avec des chèvres, des vaches ou des chiens tous les 100 m, j'adore les gendarmes couchés.

Arrivés à un endroit, le traffic s'arrête, et nous changeons de véhicule pour une jeep.

Celle ci nous conduit à la rive du Brahmapoutre, que nous devons traverser en bateau.

 

L'un des bateaux qui font la traversée du fleuve.

L'un des bateaux qui font la traversée du fleuve.

De l'autre côté du fleuve, des véhicules attendent et se disputent les passagers qui arrivent. Je monte au hasard dans l'un d'entre eux; Dibrugarh est à 20 kms.

Les visages aux yeux bridés des Népalais ont maintenant vraiment disparus, des visages indiens les ont remplacés.

Le bus surchargé que j'ai pris s'arrête devant la gare.

Les rabatteurs de tuks tuks et de rickshaws en voyant le bus arriver s'invectivent et se battent presque pour s'accaparer les passagers qui descendent... 
Je me fraye un chemin pour sortir du véhicule...
Un Tuk Tuk sur le marchepied me crie à l'oreille quelque chose que je n'écoute même pas....Je passe....
Le gars me lâche aussitôt, et passe à un autre client...

Quelques centaines de détritus plus loin (sur juste 10 m), je me dis que je me prendrai bien un rickshaw pour aller à l'hôtel Little Palace; question de renouer avec les traditions Indiennes connues.

40 roupies la course; le gars est jeune, sympa.
Le rickshaw est un vélo à trois roues, utilisé soit pour porter des passagers. une deux trois personnes, maigres ou grasses. (Le cycliste le sent bien, à l'effort qu'il doit produire sur les pédales.)

Soit pour transporter des marchandises, et le vélo peut alors faire trois mètres de haut...

Je suis derrière, sur le rickshaw...

Je suis derrière, sur le rickshaw...

Les rues que nous croisons sont sales et encombrées, et l'indien en general à vraiment une tendance détestable (que j'avais déjà remarquée lors de mes dernières visites), à ne jamais reculer. (Lors du croisement avec un autre véhicule par exemple). Ce qui fait que quand on se retrouve bloqué, le déblocage ne se fera que vers l'avant; à charge pour les gens qui se trouvent devant de trouver le moyen d'avancer... 

12 minutes plus tard, nous arrivons à l'hôtel. 

Et la course au moment de payer, est subitement passée à 50 roupies...

(Celle là je ne supporte pas)

Il am sorry, you told me 40, it is 40 roupies.

Je donne souvent un peu plus, mais pas quand on essaye de me rouler.

L'hôtel Little Palace indiqué dans mon guide est assez luxueux, et un peu plus cher que prévu (Les tarifs donnés dans mon guide sont toujours hors taxes, et avec les taxes, on doit atteindre les 23% supplémentaires), mais le Wi-Fi par contre y est excellent...

J'ai déjà rattrapé quelques jours de blog, demain j'espère tout terminer...

Sitôt ma chambre réservée, je pars faire un petit tour dans la rue, et assiste à un embouteillage de rickshaws, charrettes, motos et autres obstacles en tout genre: dont bien sûr des vaches...

Les tireurs de charettes sur la première photo sont à l'arrêt.
Les tireurs de charettes sur la première photo sont à l'arrêt.

Les tireurs de charettes sur la première photo sont à l'arrêt.

Je passe à côté d'une petite mosquée, et un musulman m'invite à y rentrer en me disant que la mosquée est ouverte à tous.

Je suis tout de même étonné, on entend pas ce genre de réflexion partout.

Un peu plus loin je repère une autre mosquée. 

 

Il y a des décorations un peu partout, et je me demande ce que cela peut bien être....
Des guirlandes électriques, comme l'on peut en avoir à Noël...
Des bougies également parsèment les abords des magasins et des entrepôts, ainsi que des bananiers, qui sont utilisés comme décorations. 

Bizarre....

Je pars manger un chicken fried rice, puis je rentre à l'hôtel. 

À demain

C'est quoi? Une fête à venir?C'est quoi? Une fête à venir?
C'est quoi? Une fête à venir?

C'est quoi? Une fête à venir?

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Emma 07/12/2016 14:54

Quel bazar tout de même ces villes des pays en voie de développement!

Caro 01/11/2016 11:23

Quelle respiration, l'eau...
Ne t'inquiète pas pour Ana, elle n'a pas 18 ans.
J'ai rattrapé mon retard...à bientôt, pour de nouvelles lectures !!!