Jeudi 17 novembre 2016 Varanasi India

par Daniel KIRCHER  -  25 Novembre 2016, 14:54

Fort de mes 7000 roupies récoltés d'hier, je me sens un peu plus tranquille. Je peux enfin prendre un peu de bon temps, jusqu'à mon rendez vous de Samedi, avec le bureau de réservation des trains...À 8h...

Deux jours, deux jours de découvertes...

Varanasi (Bénarès) est LA plus importante ville sainte hindou. Selon la croyance, les hindous qui meurent à Bénarès et qui y sont incinérées, arrêtent le cycle des réincarnations (plus question de devenir chien, ou vache) ils partent directement au paradis....

Difficile de refuser une telle perspective... (Je me mets à leur place...)

Je passe beaucoup de temps sur le site des crémations.

Les ruelles de la vieille ville sont étroites, et de temps en temps, irrégulièrement mais assez souvent, des cortèges descendent vers Manikarnika Ghat, le principal lieu de crémation de Varanasi, sur les bords du Gange.

Les cortèges arrivent toujours de la même facon: des cris, des chants lancinants que l'on entend se rapprocher...

Le corps est transporté enroulé de tissus jaune, or et argent. Cela ressemble à une fête...triste ou joyeuse; difficile à dire....

Les participants à la cérémonie peuvent être 5 ou 6, plus souvent une vingtaine mais pas plus. cela me semble être tout de même dans le cercle intime de la famille.

Quand le corps arrive aux Ghats (au bord du Gange), il est trempé en premier dans le fleuve sacré....question de laver le mort de ses péchés ... (décidément, c'est toujours la même histoire!!!) 

Puis il est déshabillé de ses vêtements de fêtes, et se retrouve être dans un simple linceul blanc.

Le corps est alors porté, et déposé sur un bûcher.... qui a été auparavant érigé.

Une personne (il me semble l'aîné de la famille) avec un ballot de paille à la main va chercher le feu éternel, qui est un feu, entretenu par des prêtres au dessus du lieu de crémation. 

Il revient vers le bûcher, et met le feu à celui ci...

Des adjuvants, copeaux, lait, encens sont ajoutés au dessus du bûcher...

Si les photos d'incinérations elles mêmes sont interdites, il est tout de même possible de photographier, les abords des incinérations qui eux sont autorisés... 

 

Manikarnika ghat, lieu des incinérations.
Manikarnika ghat, lieu des incinérations.
Manikarnika ghat, lieu des incinérations.

Manikarnika ghat, lieu des incinérations.

J'assiste à une crémation, où une femme veut une dernière fois voir la tête de l'être cher décédé....

La jeune femme chante..., et pleure en même temps. ce qui risque d'empêcher la montée de l'âme du défunt au paradis.... c'est la raison qui fait que les femmes sont souvent mises à l'écart, lors des crémations. (À cause de leurs pleurs...)

Je repars ensuite dans les petites ruelles de la vieille ville....

Il y a un endroit qui semble assez étrange ici, c'est le temple de Viswanath. Il est dans la vieille ville, non loin de mon hôtel, et est interdit aux étrangers.

Deux communautés de fidèles se partagent la dévotion dans ce temple, et les deux communautés se regardent plutôt en chien de faïence.....

Les alentours du temple sont quadrillés de policiers armés, et il y a dans la rue plusieurs check point, qui me font penser à ce qu'il doit y avoir à Jérusalem.  

Des communautés indiennes qui s'entretuent, il ne manquent plus que cela... 

 

La queue pour visiter le temple est continuelle...

Et les photos sont magnifiques de couleurs...

La queue au Viswanath temple....magnifique...
La queue au Viswanath temple....magnifique...

La queue au Viswanath temple....magnifique...

Je découvre un petit marché aux fleurs, là aussi de toute beauté...

 

Le marché aux fleurs...
Le marché aux fleurs...

Le marché aux fleurs...

Et un singe qui n'a pas peur de s'endormir...

Le bruit ne l'inquiète nullement.

Le bruit ne l'inquiète nullement.

En retournant à l'hôtel à un distributeur de billets, je vois une petite queue...

Je prends mon tour, et patiente....

Une heure....

Et j'obtiens 2000 roupies, de plus...

C'est important pour moi, car je sais que le train demain matin se paiera en cash, et non par carte....

Encore un mystère indien; les indiens peuvent payer par carte, mais pas les touristes...Et en ces temps de disette bancaire....cela ne nous arrange vraiment pas.

À demain

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Sophie 29/11/2016 09:14

Je ne sais plus où aux enterrements il y avait des pleureuses ... Et là elles sont éloignées ... Quelle image de la femme dans les sociétés ...