Vendredi 4 novembre 2016 Garamur Assam India

par Daniel KIRCHER  -  6 Novembre 2016, 08:43

Je me suis couché rapidement hier soir. Les moustiques très agressifs ont eu raison de moi, malgré mon répulsif et mes habits.
Je me suis donc réfugié sous ma moustiquaire dès 18h, pour lire un peu, et écrire. 

Après un thé et quelques pâtisseries, je pars à l'hôtel Ananda chercher mon véhicule, Un sympathique scooter...
Je ne rencontre pas Ana, elle est peut être déjà partie.. ..
 

 

 

À 8h, je suis devant la chambre de June; la jeune chinoise de shanghai est prête. 

Nous commençons notre périple par l'Uttar Kamalabari Satra. 

"Les Satras. (Lonely Planet)
Un  satra est un monastère dédié au culte de  Vishnu.  Cette forme de l’hindouisme, particulière à l’Assam, fut instituée au XVe siècle par le philosophe assamais Sankardeva; elle refuse l’idolâtrie et le système des castes, et vénère Vishnu, en particulier sous son incarnation de Krishna.  
Le culte accorde une large part à la représentation dansée et mélodramatique de scènes de la  Bhagavad-Gita (Chant du Bienheureux). Le cœur d’un satra est son  namghar, une vaste et simple salle de prière qui abrite une flamme éternelle, la Gita, et parfois de nombreuses effigies instructives (et non divines). Traditionnellement, les satra ont toujours soutenu la satriya, une danse à la chorégraphie élaborée, ainsi que l’art populaire de l’ankiya  bhawna, avec des danseurs masqués qui incarnent des récits de la mythologie indienne."

Nous sommes reçus par un jeune moine sympathique avec une tenue de braman blanche avec un liseret rouge. (qui est la tenue traditionnelle de la population de l'Assam).
Nous pouvons prendre des photos nous dit-il.

Nous nous déchaussons, et pénétrons dans le monastère...
Le bâtiment est constitué d'une grande cour carrée d'une centaine de mètres de côté, avec de nombreuses portes menant aux habitations des moines (120 environ).
Au centre de cette cour, il y a plusieurs petits bâtiments,  et un grand hall couvert, qui sert de lieu de culte.
Le hall est simple, et en grande partie vide; exceptées deux statues pour le moins étranges représentants deux personnages ailés, aux becs crochus.

Mais c'est quoi cet oiseau?
Mais c'est quoi cet oiseau?

Mais c'est quoi cet oiseau?

Au bout du hall, un endroit particulier, que je pense être un lieu d'offrande, ou un autel recouvert d'un tissu rouge et blanc.
Sur un chandelier en fer forgé, la lumière d'une lampe à huile luit.

Curieux endroit, très paisible!

L'autel (?)

L'autel (?)

Nous nous rechaussons, et retournons à notre scooter. Direction cette fois le deuxième Satra: l'Auniati Satra, à 5 kms d'ici.

Nous y sommes en une vingtaine de minutes. 

Nous posons notre scooter, et nous déchaussons.

L'auniati Satra
L'auniati Satra
L'auniati Satra

L'auniati Satra

Un instrument de musique se fait entendre quelque part, comme des cymbales, et peut être une voix humaine.
Nous pénétrons cette fois, directement dans le hall vide du temple.
Au milieu de ce hall, un homme seul (peut être un prêtre), frappe ensemble deux cymbales. Le bruit qu'elles font en se heurtant, est plutôt agressif, pas très agréable...
Puis les cymbales s'arrêtent, on entend comme un murmure, et le prêtre frappe dans ses mains.

Au bout du hall, comme dans le satra de tout à l'heure, il y a une pièce plutôt grande, où se trouvent plusieurs petites maisons autels.

"L'autel" aux fleurs.
"L'autel" aux fleurs.

"L'autel" aux fleurs.

Devant la maison du milieu, un prêtre est assis. Des moines passent (3 en 5 minutes), se prosternent devant lui (ou devant l'autel derrière?), et le prêtre choisit distraitement une fleur dans un récipient placé devant lui, et la leur jette sur le sol.
Le moine ramasse alors la fleur, et la met dans ses cheveux ou au dessus de son oreille, puis s'en va, l'air satisfait.
Nous tournons encore un peu dans le temple June et moi.
Je trouve cet endroit complètement fou, et en même temps, extraordinaire...

Nous regagnons notre scooter, direction cette fois le nord de l'île.

Nous traversons plusieurs petits villages dans lesquels nous prenons des photos.
L'ethnie présente ici est celle des Mising, ethnie uniquement présente sur Majuli.

Mising village
Mising village
Mising village
Mising village

Mising village

Nous allons sur ensuite au Samugari Satra. Un maître de 90 ans est là, fabricant de masques.
Les satras soutiennent l’art populaire de l’ankiya  bhawna, avec des danseurs masqués qui incarnent des récits de la mythologie indienne.
La télévision indienne qui fait un reportage filmé sur cet art, interviewe June comme étant la première chinoise à visiter le satra.
Nous prenons quelques photos...

Maître des masques à 90 ans...
Maître des masques à 90 ans...

Maître des masques à 90 ans...

Nous reprenons notre route vers l'ouest cette fois, et croisons plusieurs villages Mising.

À 16h nos postérieurs n'en peuvent plus d'avoir sautés sur la selle toute la journée, et nous rentrons...fatigués. 

Je rends le scooter.

Je brûle d'envie d'aller voir un endroit particulier du Nagaland: Mon, et ses coupeurs de têtes....
Il faut que j'y réfléchisse....

À demain

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Emma 07/12/2016 15:28

Quelles étranges statues.
Très jolis villages!

Caro 09/11/2016 22:59

C'est très jolie et cela ne ressemble pas à l'hindouisme indien.

Daniel KIRCHER 10/11/2016 12:57

Non, pas du tout...

Sophie 07/11/2016 23:26

Les statues "oiseaux" me font penser à des totems Incas ou Maya ??? Non ????

Daniel KIRCHER 10/11/2016 12:51

Tout à fait Sophie, j'ai pensé à la même chose...