Mercredi 23 novembre 2016 Kolkata India

par Daniel KIRCHER  -  1 Décembre 2016, 05:22

Je n'ai pas spécialement bien dormi; des chiens ont aboyés une bonne partie de la nuit,  et des klaxons se sont fait entendre....sans raison....

Ici, on klaxonne par habitude...

Pour rouler, il faut un moteur et un klaxon et il est impossible de savoir, lequel est le plus indispensable...  

Je découvre mon quartier matinalement. 

Des poules sont dans de grands baskets, attachées solidement par deux; impossible de s'enfuir.

L'odeur est terrible, et je réinstalle mon masque sur mon nez....

Je pense à la grippe aviaire, et j'ai l'impression d'être bien le seul à y penser....

(Et dire qu'à l'aéroport quand on arrive en Inde, on scanne les passagers pour détecter s'ils ne sont pas suceptible d'importer une maladie....

C'est vraiment le monde à l'envers ce pays.

Un peu plus loin, les poules sont...

Abattues? Non!

Dépouillées? Non! 

Torturées? Je sens que certains approchent du terme exact....

J'ai vu des bêtes auxquelles on arrachaient les plumes, et auxquelles on cassaient les ailes (pour éviter qu'elles ne se debattent) quelques minutes (sans doute très longues) avant qu'elles ne soient finalement égorgées... ficelées deux par deux.

Écoeurant! Innommable!...

Je continue ma balade....., et il me faut, me dis je à moi même, tout de même trouver un peu petit d'argent.

Même si j'en ai suffisamment pour encore 3, 4 jours, je ne veux absolument pas me trouver au dépourvu.

La situation bancaire qui devait en Inde aller mieux au bout de 6 jours depuis le 8 novembre, ne cesse d'empirer...

Rien ne va mieux..., et les conseils aux voyageurs édictés par l'ambassade de France en Inde, ne proposent absolument aucunes vraies solutions....

Chacun pour soi...

Et comme je ne peux compter manifestement que sur moi même...(merci à notre ambassade....), je m'installe à 7h30 du matin devant une banque...attendant l'heure d'ouverture.

8h, 8h30....

Un gardien employé de la banque arrive....

8h50. je demande au gardien s'il y a un ATM dans la banque....

Il me désigne alors un petit local, à une dizaine de mètres de là....

Deux personnes attendent dehors, et une autre sort du local, avec un billet de 2000 roupies à la main.

Je me mets aussitôt dans la file....j'ai une personne devant moi.

Super...

Mon tour arrive....je demande à la machine (pour voir) 4000 roupies.

La machine refuse, en m'indiquant que la somme maximale de retrait est de 2500 roupies. (23€)

Je recommence l'opération, et demande cette fois 2500 roupies.

J'obtiens mon billet.

Je sors de l'ATM,  et me remets dans la queue de maintenant trois personnes.

(Voyons si je peux tirer plusieurs fois de l'argent dans la même journée malgré l'interdiction)

Je suis un peu inquiet que le gardien me bloque un nouvel accès à l'ATM, mais suis rapidement rassuré; cela fait trois fois déjà que je le vois retirer de l'argent....)

Arrive mon tour. je demande 2500 roupies.

La machine me les donne tranquillement, sous le regard complice du gardien....

Me voilà avec 5000 roupies....

Ouf! Je me sens un peu mieux..., et prêt pour d'autres visites... 

Je me m'attendais  pas à ce que cela soit aussi simple....

 

Je me prends aujourdhui un grand bol d'air pollué, cela va bien nettoyer mes bronches....

Quel horreur!

....Et je continue la série des immeubles et maisons coloniales décrépites.... 

Aucune restauration possible...
Aucune restauration possible...Aucune restauration possible...

Aucune restauration possible...

Je vais doucement vers le nord du centre de Kolkata et vers Sonagachi, le haut lieu de la prostitution à Kolkata.

Le quartier miteux de Sonagachi est constitué de rue étroites, dans lesquelles officient quelques 15000 prostituees, pour la plupart vendues à des proxénètes.

Prix de vente: 900 euros. (lu sur internet)

Une ruelles de Sonagachi...

L'endroit n'est pas particulièrement accueillant à ma visite; et j'imagine tout a fait ce que cela doit être la nuit, sans doute à éviter...

Quelques filles tentent de me convaincre en m'envoyant des oeillades suggestives...

Je reste intraitable et sors petit à petit du quartier, plutôt coupe gorge...

Sonagachi
Sonagachi

Sonagachi

Je reviens lentement vers mon quartier, croise des hommes qui se lavent, et des femmes qui font la cuisine.

 

La vie de Kolkata....

Impitoyable!

Le soir, j'ai du mal à respirer, et me mouche énormément... c'est combien l'espérance de vie ici?

À demain

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Caro 04/12/2016 23:54

Pfff...Joli, ces images des hommes, se lavant ; et des femmes cuisinant. Mais tout ce délabrement, c'est pesant.